Fragment 004 — remix du fragment 002

Eliminée, elle n’est plus systématiquement éclairée dans ses allers et venues, elle ne perçoit plus aucune mélodie accompagnant ce siècle. Des silhouettes noires, des demi-silhouettes. Une ampoule qui tremble et à droite, un instincteur. Des trous dans les murs bouchés par du papier. Elle tape contre le mur et fait tomber des bouts de ces papiers, puis les projete sur les oeuvres de Bacon. Et toutes les oeuvres entrent en mutation, ondulent comme le signe d’une respiration, les tableaux recrachent les bouts de papier à ses pieds. Et le mur se découpe. Hyper sensible, elle sent commme une explosion de déguisements, les personnes présentes commme des oeuvres vivantes. Le mur tombe en fragments, lentement. Une ententante mélodie se fait entendre. Lorsque le bruit s’interrompt, les verres vibrent. Les feuilles de papier entreposés de ci de là s’envolent. En vain elle regarde les morceaux du mur, et se met à macher les feuilles attrapés au vol. Des bouts de tracts. Il y a des choses écrites dessus. Des phrases importantes. Elle mache plus vivement. Les visiteurs la regardent, elle a un certain succès. Elle en assez d’attendre. Tous ces fragments de mélodies oubliés. Elle avale les mots un par un maintenant. Au milieu de cette exposition désormais : une débauche de sons, de notes, de mots en litanie vulgaire. Au hasard elle continue à attraper les bouts de papier. Au sol tout ce papier soigneument maché, et ces présences, les pensionnaires…

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