le syndrome godzilla

[récupération d’une note de mon tumlbr]

« Je retourne sur mon lit. Le désordre règne en maître. Il y a un livre de maths, un roman de Murakami Ryu, un carnet de liaison en partie falsifié, des feuilles A4 disséminées. J’ai enfin trouvé un site valable sur Godzilla, un site doté d’une chronologie solide et d’une liste de monstres exhaustive qui présente aussi les affiches originales, un comparatif japonais/américain, des analyses de contenu, un billet d’humeur sur l’adaptation holywoodienne et des biographies des réalisateurs. Tout ça commence à m’intéresser pour de bon.
J’esssaie de classer mes papiers. Je feuillette mon agenda pour les semaines à venir. Je suis en retard sur tout.
L’impact de Godzilla sur la culture américaine.
Certes, le film de Roland Emmerich n’a pas été un succès colossal au regard des sommes investies, mais il a tout de même engrangé cent quarante millions de dollars là-bas, et si les producteurs de l’époque avaient eu la bonne idée de le confier à un vrai réalisateur, sans doute aurait-il pu en rapporter beaucoup plus.
Qu’est ce qui peut réunir deux pays aussi dissemblables que le Japon et les Etats-Unis ? Le fait que l’un ait reçu deux bombes sur la gueule et que l’autre les ait envoyées ? C’est peut-être ça, Godzilla. Et si les Américains s’obstinent bêtement à tronçonner, remanier, détourner les films japonais qui arrivent chez eux jusqu’à ôter toute signification, c’est peut être qu’ils ont peur (voila ce à quoi je réfléchis en regardant tressaillir les maronniers du square). »

— Fabrice Colin, Le Syndrome Godzilla

Parce que ce passage m’a fait sourire.

Et sinon, j’ai adoré le roman.

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